dimanche 13 mai 2012

Chauve pour la bonne cause

C'est l'histoire d'une femme raisonnablement folle et follement curieuse. 

Lors d'un séjour de 15 mois au Canada, Charlotte Meier Crettenand a découvert le Défi Têtes Rasées. Interpellée par l'approche canadienne de cette forme de solidarité envers les personnes atteintes du cancer, elle a eu envie de participer au geste symbolique de "mettre sa tête à prix". Une manière de rendre hommage à des proches décédés de cette maladie et de lever des fonds pour permettre d'offrir des services adaptés aux familles d'enfants touchées par ce drame.

Dans ses bagages de retour, elle a importé l'idée générale d'un "événement si non-conventionnel pour la culture suisse" et créé l'association CHauve pour la bonne cause. Une envie extravagamment folle et follement humaine.

Chauve pour la bonne cause

L'association poursuit deux buts essentiels :
  • Se raser la tête par solidarité envers les personnes atteintes du cancer
  • "Mettre sa tête à prix" pour soutenir financièrement des projets spécifiques aux familles touchées par le cancer 

Comme indiqué sur le site, les motivations à participer à cette action peuvent être nombreuses :
  • par geste de solidarité envers les personnes atteintes du cancer
  • pour accompagner une personne de son entourage
  • pour dédramatiser la perte des cheveux due aux traitements
  • pour récolter des fonds afin de soutenir la lutte contre le cancer
  • pour s'impliquer personnellement auprès d'une cause qui nous tient à coeur

Cette action populaire dans la culture canadienne peut étonner sous nos latitudes. Elle a néanmoins le grand mérite d'ouvrir le dialogue sur une problématique qui nous concerne tous, d'une manière ou d'une autre. Oui, nous connaissons forcément des personnes atteintes de cancer. Ce que nous savons moins, c'est qu'elles se retrouvent la plupart du temps isolées durant de longs mois avec leur souffrance, mais aussi avec nos tabous à en parler avec elles, ce d'autant plus sachant l'issue incertaine.

Grâce au projet singulier de Charlotte, j'ai pu avoir une belle discussion avec une de ces femmes, côtoyée au quotidien sans avoir osé saisir l'instant présent de m'enquérir de ce qu'elle pouvait traverser, probablement par pudeur ou crainte de retourner le couteau dans la plaie. D'un coup de baguette magique de ces hasards qui n'en sont pas, au moment précis où je suis en train de finaliser la rédaction de cet article, je vois passer la notification du groupe Facebook CHauve pour la bonne cause, de la publication du Témoignage de Madame Concetta Tuminello. Je suis heureuse d'être à l'origine de la rencontre entre Charlotte et Concetta, deux femmes à la joie de vivre et l'enthousiasme contagieux et ravie que nos esprits se soient interconnectés aujourd'hui, pour que son interview vienne compléter mon propos.

Avant de conclure le sujet reste LA question :
  • est-ce que je pourrais participer à Chauve pour la bonne cause ?

Pour ma part la réponse est commode, je ne suis pas prête à franchir ce pas, pas maintenant, pas comme cela. Cela n'aurait de sens de le faire que pour quelqu'un de très proche ou pour protéger un enfant du regard des autres, comme dans la vidéo ci-dessous réalisée par l'Association Leucan, qui permet en l'espace d'une minute de comprendre l'essentialité du geste et la pauvreté des mots à tenter de l'expliquer.





Les lecteurs suisses qui souhaitent relever le défi peuvent s'inscrire sur le site, indiquer leurs motivations, fixer un montant à atteindre et inviter leur entourage à faire des dons. L'événement qui verra la tondeuse se promener sur des crânes lisses prêts à se faire caresser par les rayons du soleil aura lieu le samedi 2 juin à Lausanne (VD) et le mardi 5 juin à Conthey (VS). 

Pour les lecteurs français, je n'ai pas connaissance d'un tel projet dans votre pays. Je vous invite à prendre contact avec Charlotte si vous souhaitez en savoir plus.

Et vous, seriez-vous prêt.e.s à devenir chauve pour la bonne cause ?

Votre avis m'intéresse, n'hésitez pas à le laisser en commentaire (vous pouvez rester anonyme et vous n'avez pas besoin d'ouvrir un compte pour cela).

Signé :
Let the sunshine in



Pour aller plus loin :

Commentaire :

Le 14 mai 2012, cet article a été mis à la une par l'équipe éditoriale du site Hellocoton, dans la rubrique humeur. Merci à eux d'avoir mis en lumière ce projet.


6 commentaires:

  1. Merci beaucoup pour cet article qui me fait découvrir cette initiative interessante.

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  2. J'avais déjà entendu parler de cela il y a un bon paquet de mois. A l'époque, j'avais trouvé ça top, et j'aurai été prête à le faire.
    Maintenant, avec le recul, je pense comme toi que ça n'aurait probablement pas de sens pour moi.

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  3. Je salue l'originalité, l'humanité et le courage de cette action. Mais je ne suis pas prête...

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  4. Je découvre l'initiative.

    J'ai perdu quelques personnes de cancer et je pense que si je devais le faire, je le ferais. Parmi ces personnes que j'ai perdues, certaines ont bien pris le fait de perdre leurs cheveux et d'autres non.

    Je ne suis pas habituer à faire "comme tout le monde" (ou très peu), le regard des autres (enfin cela dépend qui) m'importe peu. Donc je pense vraiment que cela ne me gênerai pas de le faire.

    En tout cas merci de m'avoir fait découvrir ce beau projet.

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  5. Merci à tous pour vos commentaires bienveillants et encourageants pour cette initiative pas comme les autres...

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  6. Local NGOs across Europe report that extra refugees are considering returning to Ukraine quite than living in refugee camps or host households. By printing a home's flooring, roof, and walls inside its manufacturing facility, Azure says it could possibly} build units 70% sooner and 30% cheaper compared to with} traditional building. Reinhabit's decision to work with the 3D printing startup echoes the sentiments of the tech's greatest supporters. In this text, we'll undergo some the reason why} want to} adopt 3D scanning in your industrial company and best white gel pens what parts of the processes 3D scanning could be relevant. Meanwhile, greater than 40% of particular person soybean embryonic cells remained viable two weeks after bioprinting and likewise divided over time to kind microcalli. The analysis confirmed that greater than half of the 3D bioprinted cells had been viable and divided over time to kind microcalli, or small colonies of cells.

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